L'insécurité engendre l'insécurité


Un jour, j’ai embauché un plâtrier pour effectuer des travaux à la maison. Le gars manquait tellement de confiance en son travail, qu’il m’a complètement insécurisé. Il passait son temps à me demander si ce qu’il faisait était correct. Je n’en ai aucune idée, je ne suis pas un spécialiste du plâtre, c’est supposé être lui le pro!

Au final, je n’ai jamais recommandé cette entreprise à des amis pour des travaux de construction et, encore aujourd’hui, quand je regarde le travail qui a été fait, j’ai des doutes sur la qualité.

Probablement que c’est très bien fait, mais l’ouvrier manquait tellement d’assurance, qu’il a créé un doute dans mon esprit.

J’en ai fait un chapitre complet dans mon livre « L’entrepreneuriat, c’est difficile. Point. »

À l’époque où j’avais un centre d’appel avec mon associé, on a eu un problème avec la qualité sonore de la voix automatisée. Hors, on a fait la gaffe de demander aux clients s’ils trouvaient que la voix faisait défaut…Inutile de vous dire qu’on a reçu une avalanche de commentaires nous disant que la qualité était médiocre.

Quand on vend un produit ou un service, on doit avoir confiance en sa qualité. On ne doit jamais partager nos doutes avec le client. C’est mortel!

Même si on n’est pas sûr d’être le meilleur, on doit croire qu’on l’est. De toute manière, être le meilleur, ça n’existe pas, et c’est arrogant de l’affirmer. On doit surtout livrer un produit ou un service de qualité et en être fier.

Chaque fois qu’on insécurise un client, on repousse le bouche-à-oreille. Je dis souvent que la perfection en affaires tue l’entrepreneuriat, mais l’insécurité aussi la tue. Il faut se promener entre les deux. Il y a un mélange entre la perfection et l’insécurité. Ne prenez pas huit ans à développer un produit, lancez-le, écoutez la réaction et ajustez au besoin.

Mais ne dites pas au client que vous tester votre produit!



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