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Un déclin sur 100 ans!

Publié par François Lambert le

On parle beaucoup des revenus publicitaires qui ont presque disparu pour les journaux imprimés comme si c’était le seul élément qui a déclenché la crise actuelle.

Il faut remonter à 1920 pour remarquer le début du déclin des journaux. En 1920, la radio faisait son arrivée et elle enlevait des parts de marché autant pour l’information que la publicité dans les journaux.

En 1950, l’arrivée de la télévision donnait un autre coup dur aux journaux.

Puis, le coup de grâce est arrivé en 1990 avec l’arrivée d’internet et d’un changement de paradigme dont on on a peu parlé dernièrement tellement cela fait parti de nous maintenant.

Les annonces classées!

Les annonces classées étaient vraiment la vache à lait des journaux et, grâce à ces revenus, ils ont pu offrir des conditions exceptionnelles aux journalistes ainsi que des revenus mirobolants aux actionnaires.

Avant l’arrivée de Craigslist, les marges bénéficiaires moyennes des journaux étaient de 30%. En 1995, Craigslist fait son apparition et gruge l’essentiel de la vache à lait.

Mais encore là, Craigslist est née de l’avarice des journaux pour les annonces classées. Ils chargeaient tellement cher, qu’ils ont ouvert la porte à un nouveau concurrent. Aujourd’hui, personne ne penserait à contacter un journal pour vendre sa table de cuisine. Non, il y a Kijiji, Les PAC et autres.

La réponse de François Legault pour remédier à ce déclin de 100 ans? « Abonnez-vous aux journaux! »

Ce ne sera pas suffisant. La plupart des journaux traînent un historique trop lourd pour que la tendance soit renversée. Pensez seulement au fonds de pension des employés retraités qu’il faut supporter.

Le journalisme ne disparaitra pas, mais il ne faut pas être un devin pour voir que le papier journal était la pire façon de véhiculer une nouvelle et, pourtant, cette industrie a survécu tant qu’il n’y avait pas une meilleure alternative. La radio était une meilleure alternative, la télévision était une meilleure alternative et le web encore mieux.

Si on décide comme société de garder les journaux en vie, il va falloir verser des millions de dollars annuellement et refuser continuellement le progrès. La nature a horreur du vide et ce n’est pas parce qu’un journal papier disparait que l’information disparait avec. Au contraire, une nouvelle façon de s’informer va apparaître, comme c'est le cas depuis plus de 100 ans.