Né pour un petit pain


Ça me fait toujours rire quand j’entends des gens me dire que je suis chanceux. Comme si la vie avait été facile et que j’avais atteint mon statut actuel du jour au lendemain.

J’ai grandi dans le fond d’un rang de campagne, entouré de moutons, et on vivait très modestement.

Je suis né sans talents particuliers. Elle est peut-être là ma chance. Certains sont bons dans le sport, d’autres ont de la facilité a l’école. Pour ma part, je n’étais jamais le meilleur ni le pire, mais je n’avais rien de particulier qui amenait les gens à dire « on va demander à François, il est bon là-dedans ».

Je suis surtout né sans avoir le gène de l’envie. Je n’ai pas la maladie du voisin gonflable. Est-ce que j’en veux plus que les autres ? Non. J’en veux pour moi. Je voulais être en affaires et ça a pris du temps. Je n’y croyais plus à un certain moment. Je n’ai pas été chanceux.

En affaires, nous avons souvent l’air d’un « over night success », mais ça risque de prendre 7 ans pour réussir et, au bout de 7 ans à travailler comme un fou, les gens vous diront « tu as vraiment été chanceux ». La chance ne fait pas partie de ma vie.

Voyez-vous mes résultats dernièrement à la bourse? J’apprends la méthode depuis 30 ans! Il n’y a pas de chance là-dedans. C’est de l’analyse et du travail.

Certains sont nés pour un petit pain, se contentent de peu et se disent « moi je ne suis pas chanceux ». Je pense que c’est plus problématique de venir au monde avec un talent puisque tout est facile. Moi je n’ai rien eu de facile. Je ne me plains jamais. Je me lève et je travaille. La chance, je la crée chaque jour.

C’est ça à la bourse, en affaires et en amour. À un certain moment, les gens vous diront « toi tu es chanceux, moi je ne pourrais pas faire ça ». Je me suis lancé en affaires lorsque ma conjointe de l’époque était enceinte et qu’on venait d’acheter une maison. Le timing n’était pas idéal.

Donc la voici la recette du succès : vous partez avec un désir et une idée, sans envier personne, vous travaillez fort chaque jour et, à un certain moment, les gens diront « t’es ben chanceux toi ».

Je me considère comme un travaillant et c’est ça qui est important. Quand on veut faire notre chance, on se lève, on travaille et on calcule tout pour que la situation devienne avantageuse.


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