Ma cabane au Canada


Aussi loin que je me souvienne, on entaillait. Je devais avoir 5 ou 6 ans la première fois que j’ai goûté du sirop chaud et que je regardais les plus vieux aller chercher l’eau d’érable.

Puis la cabane s’est effondrée et il a dû se passer presque 35 ans entre les 2 cabanes.

En 2009, je rebâtis une autre cabane afin de vivre le printemps de « ma cabane au Canada! »

En 2014, mon frère m’appelle et j’étais dans une soirée alors qu’il bouillait. Je ne réponds pas, il me rappelle une 2e puis une 3e fois et finalement me texte : « La cabane est en feu! »

C’est le printemps, elle est loin du chemin, le temps que le camion de pompier arrive, elle est pas mal amochée.

Ça a été long, car le camion s’est pris. Sors le gros tracteur, accroche le camion monte la côte. La cabane est finie!

C’est l’apocalypse, mais le poêle est sauvé alors on peut continuer les sucres.

Le lendemain, j’appelle les assurances pour comprendre que j’avais oublié d’assurer la cabane… oups!

75 000 $ de réparations à faire. J’aurais pu abdiquer. Je ne vendais presque pas de sirop. C’était pour le fun!

Mais là, le fun commençait à couter un peu cher.

Je vais arrêter là? no way!

On continue, je fais une demande pour avoir un quota. Le tirage au sort ne me sort pas.

J’arrête? Non! Le sirop sent le printemps et j’aime le printemps.

Puis je lance la boutique en ligne en décembre 2018 et ça part.

Aujourd’hui c’est une vraie business qui grossit à vue d’œil. Je vends sur mon site, je vends de la barbe sur Amazon, plusieurs points de vente et bientôt un autre immense contrat va être annoncé sans compter le chemin vers les É.-U..

C’est ça la résilience entrepreneuriale. Le chemin n’est jamais une ligne droite et ça aura pris 10 ans avant que ça passe d’un hobby à une business.



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